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mercredi 19 octobre 2016

Ecrire à la manière de Prévert

Ceci n'est pas un cours : Atelier d'écriture "Ecrire à la manière de Prévert"

Lisez les textes originaux de Prévert et découvrez les textes produits par les participants !!


Voici les poèmes, tirés du recueil Paroles, qui ont été découverts et analysés lors de l’atelier :

Cortège

Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une reine de peine avec un homme d'Angleterre
Et des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer
Un hussard de la farce avec un dindon de la mort
Un serpent à café avec un moulin à lunettes
Un chasseur de corde avec un danseur de têtes
Un maréchal d'écume avec une pipe en retraite
Un canard à Sainte-Hélène avec un Napoléon à l'orange
Un conservateur de Samothrace avec une victoire de cimetière
Un remorqueur de famille nombreuse avec un père de haute mer
Un contrôleur à la croix de bois avec un petit chanteur d'autobus
Un chirurgien terrible avec un enfant dentiste
Et le général des huîtres avec un ouvreur de Jésuites.

Inventaire (extrait)

Une pierre 
deux maisons 
trois ruines 
quatre fossoyeurs 
un jardin 
des fleurs 

un raton laveur 

une douzaine d'huîtres un citron un pain 
un rayon de soleil 
une lame de fond 
six musiciens 
une porte avec son paillasson 
un monsieur décoré de la légion d'honneur 

un autre raton laveur 
[…]

un petit garçon qui entre à l'école en pleurant 
un petit garçon qui sort de l'école en riant 
une fourmi 
deux pierres à briquet 
dix-sept éléphants un juge d'instruction en vacances 
assis sur un pliant 
[…]
et... 

plusieurs ratons laveurs.

… Et voici les textes produits par nos talentueuses participantes !!!

Inventaire

Une journée
Deux garçons
Trois chats
Quatre voitures

Une illusion

Un mélange de voix
Des cris d’enfants
Des rêves qui s’ éloignent
Une vieille dame tout seule

Encore une illusion

Le soleil qui va se coucher
La lune qui se réveille
Le nuit qui tombe
Et…

Trop d’illusions.

Elena Brancatelli


Cortège

Un film sale avec un clochard connu
Un livre à la retraite avec un lecteur de cuisine
Une mauvaise idée avec une pensée brillante
Une mémoire à dos dans mon sac triste
Une musique ouverte dans une cour joyeuse
Un vieux regret dans ma tête inutile…

Elena Brancatelli


Un professeur abîmé avec  un chapeau savant
Une danseuse qui tricote avec une grand-mère qui danse
Un policier qui gazouille avec un rossignol qui inflige une contravention
Un médecin qui ronronne avec  un chat qui soigne un malade  imaginaire
Une étoile dans le canapé avec  deux enfants dans les nuages
Un peintre qui aboie aux oiseaux avec un chien qui peint la Seine.

Paola Bonan


Un chat  de soleil avec des lunettes noires,
Une radio sans espoir avec un homme qui chante,
Un chapeau bavard avec un politicien en lin,
Trois voitures dansantes avec une femme roulante,
Un marché qui sourit avec des enfants en plein air,
Une mélodie des années trente avec un bâtiment langoureux,
Un concierge très calme avec un océan fâché,
Des livres dormants avec des chiens parlants.

Rosanna O’Keeffe


Un médecin jaune avec une feuille spécialisée
Un professeur à café avec une petite cuillère douée
Une bague de famille avec un père en argent
Un plat de champagne avec une bouteille d'huitres
Un avocat génial avec un écrivain pénaliste

Roberta

jeudi 14 janvier 2016

Effets papillons

Dans le cadre du cours A2.2, les étudiants ont été amenés à travailler sur le thème de la rencontre. Un petit exercice d'écriture créative basé sur la théorie de l'effet papillon et le thème de la rencontre leur a été proposé... voici leurs créations !



Effets papillons


Le roi doit faire la guerre,
il combat contre l'Angleterre.
Il a des soldats très puissants
et un général très intelligent.

Les deux armées se sont déployées,
la guerre est en train de commencer.
Tout le monde est nerveux,
sauf le général, il semble heureux.

Pourquoi ? Il voit un oiseau passer,
il oublie de donner ses ordres à l'armée.
Les ennemis attaquent les immobiles soldats :
grâce à un oiseau ils ont gagné le combat.

(Fabio Bianco)



L'histoire commence avec deux petits garçons.
L'un d'eux aime un groupe musical
et fait écouter à l'autre une chanson
qui devient un phénomène social.

Les deux garçons vont étudier dans des écoles différentes
et ne se rencontrent pas pendant longtemps.
Mais leurs intérêts ne changent pas totalement
et quelque chose arrive hors de leurs plans.

Dans une soirée en plein été
Un concert de ce groupe musical dans la cité
Qui sont les personnes qui ce soir se sont rencontrés ?
Les amis dont nous avons parlé !

(Alberto Crosetti)



Un jour j'ai acheté un bracelet à Paris.
Dans le magasin de Paris il y avait un jeune homme.
C'était un très beau bracelet,
C'était un très beau jeune homme.

Quand je suis arrivée chez moi,
Quand j'ai ouvert mon cadeau
et que j'ai vu le bracelet
je suis restée sans voix.

Le bracelet n'était pas le mien.
C'était le bracelet du jeune homme de Paris
Je lui ai téléphoné, je l'ai rencontré,
Et je le lui ai donné.

(Flora Lerda)



A paris un garçon a acheté
un bijou pour le donner à sa mère.
A Marseille il l'a apporté,
chez lui, près de la mer.

Mais quand elle a ouvert le paquet,
le bijou avait disparu.
A sa place un collier elle a trouvé :
un échange il y avait eu.

Le vendeur s'est trompé,
il a échangé des cadeaux précieux.
Donc le garçon, la fille a rencontré
et d'elle il est tombé amoureux.

(Francesca Tamburelli)



Je dois allé au cinéma mais il est tard
Je me prépare pour ne pas perdre l'occasion
Je sors mais la voiture ne démarre
Je voudrais un taxi mais il y a une grève de protestation
Je pars à pied et un inconnu en motocyclette
m'emmène au cinéma Lafayette
L'effet papillon s'est formé
deux inconnus se sont rencontrés.

(Michelangelo Giaccone)



lundi 30 novembre 2015

L'Alliance Française déménage !

Réveillez-vous !!!!

Dimanche 13 décembre, Catherine vous attend pour un cours pas comme les autres, au Palazzo Madama, de 10h00 à 12h00.

Finis le tableau intéractif, les tables et les chaises : imaginez que vous êtes à l'intérieur d'un des tableaux 
de la Salle des Quatre Saisons...

Pour ceux qui veulent trouver les mots pour parler de sensations, 
de nature, de poésie...





vendredi 8 mai 2015

Les mots à la bouche...

Jeudi 14 mai, 18h00 - Alliance française
RECETTE
C'est tout simple, et ça va être délicieux :
1- Dans un livre que vous aimez, choisissez un morceau qui donne l'eau à la bouche,
2- Apportez-le à la tombée du jour, le 14 mai, au 60 de la rue Saluzzo,
3- Lisez (si vous voulez) et écoutez les délicieuses pages des autres gourmands,
4. Reposez-vous et régalez-vous jusqu'à 20h.
Pour écouter des extraits gourmands, cliquez ici



jeudi 29 janvier 2015

Un peu de poésie, bordel!

Amoureux de la nature et poésie en prose...
Pour débuter l'année en beauté, les B2.1 du mardi et jeudi soir se sont adonnés à un petit exercice de style et pas des moindres...



                                                                 Paysage

Les montagnes sont, dans leur nature, incarnations d'un changement continu.
Depuis la nuit des temps elles ont grandi, comme de  petits enfants, sous les yeux de leur mère, la Terre. Même quand elles se sont arrêtées dans cette compétition d'hauteur, commencée à cause des hommes qui voulaient savoir combien elles faisaient, elles ont maintenu cet esprtit.
Et aujourd'hui les rares visiteurs qui s'aventurent dans les endroits les moins fréquentés,toujours timorés comme s'ils entraient dans une église gothique,voient encore ces changements. Et ils restent bouche bée,comme quand, dans la même église, la lumière du soleil qui pénètre à l'intérieur joue avec les couleurs des vitreaux. En effet dans les vallées les yeux observent une prairie, une mer verte qui a,  au lieu des vagues brillantes, de petites fleurs  dont le parfum délicat crée une atmosphère enchantée. D'ici, en parcourant les sentiers qui paraissent les veines de la montagne, on peut rejoindre le bois où, en bien regardant, on pourrait apercevoir ses habitants. Et puis, on continue à monter, jusqu'à regagner un pré où, ça et là, il y a des roches avec leur lichens. Si on soulève le regard voilà les montagnes enneigées qui nous fixent et nous nous sentons petits.
On redescend et la source devient un ruisseau et, dépassé un lac, un vrai miroir pour le ciel et les glaciers, on a déjà un torrent qui court rapidement. Comme rapides sont les changements météorologiques: le soleil se lève pâle et, de l'ouest, les nuages marchent. Quelques gouttes commencent déjà à tomber dans l'eau; la montagne disparaît derrière un voile gris et, au moment où le ciel est de nouveau serein, elle semble récouverte de crème fouettée. On a oublié les orages, le vent, les éclairs et la grêle: il y a seulement un arc-en-ciel.
Anna


Lisbonne et toi


Ton nouveau cynisme ne te va pas. Tu portes l'amertume, le désenchantement comme un vêtement qui ne te va pas: tu peux le tirer avec effort, mais il se ne boutonne pas. Tu es un rêveur, un idéaliste, tu aimes que les belles illusions te bercent. L'océan et toute son immensité te plaîsent, parce que cette étendue infinie d'eau, ce moment de sublime te font entendre ce que tu es vraiment; parce que tu n'as pas peur d'eux, mais ils te réconfortent, parce que l'esthétisme, la beauté, l'ampleur sans frontières sont deux constantes qui se nichent en toi, jusque dans la profondeur de ton essence. Tu es la mouette sur la plage qui t'émeut. Tu es la mousse de la mer qui se détache par les flots qui atteignent la plage et court sur le sable trempé jusqu'à se défaire dans l'air. Tu es la difference entre l'idée de beau et de sublime: la rose est belle, le ciel étoilé est sublime parce que il rapporte dans son essence l'idée d'infini. Tu es la differénce entre les côtes de la Ligurie quand la mer est lisse et les flots lèchent les pierres dans le silence de l'aube avec un bruissement imperceptible et ces flots féroces et bleus, verts, gris qui hurlent leur puissance infinie.
Je t'aime de la  même façon dans laquelle l'océan semble vouloir détruire les murs de roche qui l'entournent. Sans freins, sans réponse, en t'assiégeant. Éternellement heureuse parce que tu me contiens en toi, parce que tu existes parce que mon amour peut s'arrêter et s'abbandoner en toi, avec toute la violence nécessaire.
Silvia


J'aime la Montagne !


Pendant l'hiver,
avec son manteau blanc de neige, comme une couverture souple, elle cache tout bruit.
Avec son ciel bleu tiède qui donne la couleur à ce cadre blanc et noir des rochers et des mélèzes;

Pendant le printemps,
avec les ruisseaux chantants,
avec les prairies, encore arrosées par la neige fondante mais déjà réjouissantes des couleurs faibles de ses pousses jeunes et délicates.

Pendant l'été,
avec les arbres riches des feuilles et des aiguilles qui nous cachent le soleil fort et chaud,
avec les bruits des cascades et le chant des oiseaux, le tintement des troupeaux et le vent qui repousse les nuages.

Pendant l'automne, avec ses derniers fruits sauvages, la pluie grise et les couleurs fortes du feuillage, avec le silence qui monte au fur et à mesure que le soleil nous quitte plus rapidement chaque soir en laissant que le froid retourne à tout reprendre et à nourrir les glaciers .

Je t'aime, Montagne de mes reves !
Luigi







La caractéristique principale d'une ville maritime est sans doute la mer, mais pas seulement ça. C'est toute l'atmosphère qu'on y trouve, c'est un peu comme si c'était la mer le patron et le guide. La vie quotidienne est réglée par elle. Donc, si on s'assoit sur la plage, on peut la regarder et essayer de comprendre cet élément de la nature si mystérieux et fascinant. On peut la voir calme ou agitée, ça dépend des jours et du temps, mais elle n'est jamais la même. On la voit changer plusieurs fois dans la même journée et ça c'est tout simplement fascinant. Quand on s'assoit et on regarde au loin, on voit une étendue bleue à l'horizon qui se mélange avec le ciel et ses couleurs et qui devient de plus en plus de couleur sombre près de la côte où les vagues se brisent. Avec son grondement sans interruption, qui ressemble à un rouleau, elle donne une sensation de calme, de paix et d'infini et en même temps de vitesse et instabilité pour une situation qui peut changer tout à coup, sans préavis, seulement à cause d'un coup de vent. Un peu comme ce qui se passe au plus profond de chacun de nous.
Luisa